samedi 15 septembre 2007

Les accommodations


Vivre dans un camp isolé a son lot d’ennuis et d’inconvénients. Le dodo et les repas ne sont pas de ceux-ci.


Ici, on fait beaucoup pour garder heureux les travailleurs. De belle chambre, des douches et VC convenables. Et surtout, une cuisine hors pairs.


Trois repas chaud par jours, deux, parfois trois choix de menu par repas et beaucoup de desserts. Sous les pâtisseries, c’est la crème glacée.





En ce moment, c’est toute une aventure pour se servir, mais plus tard dans la saison, les pâtisseries vont être relocalisées et le contenu du congélateur accessible.




Les photos sont assez claires pour ne pas exiger de description. Si vous avez des questions, laissez moi savoir. Vos commentaires sont appréciés.

mardi 11 septembre 2007


Continuons la visite.

lundi 3 septembre 2007

Le parcours

J’ai entendu que le chemin parcouru pour atteindre un objectif était souvent plus intéressant que le but recherché. Ça se peut que j’aie mal cité. Mais vous allez comprendre.

Ici, (le casque blanc) c'est moi en Nouvelle Écosse, juillet 2000. Un beau petit projet d'enfouissement de fibre optique. Cette journée là, nous procédions à une opération communément appelée "Jetting". L'injection à l'aide d'air comprimé d'un câble contenant 144 brins de fibre optique. Les récentes technologies permettent de transmettre un peu plus de 1 000 000 communications différentes par seconde. La Nouvelle-Écosse en juillet, c'est mieux que le paradis.
Ici, c'est les Plaines Lebreton (Ottawa) été 2003. Nous avions démoli une artère de 4 voies et procédions à l'aménagement d'un réseau d'égout sanitaire, pluvial et d'aqueduc. Le pont sur lequel la photo a été prise fut démoli deux mois plus tard. J'ai une vidéo du pont qui tombe par un beau soir de juillet. Je me suis fait une note.


Ici, c'est le déversoir du ruisseau Lemay, à l'embouchure du parc de la Gatineau, derrière l'École Philemon Wright. L'école est à sa deuxième année dans un circuit de football secondaire. Il parait qu'ils sont bons cette année.

Le déversoir a été construit pour résister à une pluie déca millénaire. C'est beaucoup d'année, et surtout, beaucoup d'argent. Si vous passez par-là, dites-vous qu'avec le temps, la végétation va pousser et cacher cette horreur.

Enfin, après toutes ces années à voyager et à vivre la pluie et le beau temps sur des gros projets, je me suis retrouvé ici, dans un cubicule bruyant, à l'intérieur d'une boîte stérile à surbir un isolement total. Surtout, à marques du crayon du papier sans-nom pour des travaux sans-raison. Ce qui m'a fait tenir le coup, c'est que j'avais des collègues sympa et que la job était tout près de la maison.

Mais les espaces clos, ce n'était pas pour moi.
Me voilà donc résident temporaire du Nunavut.

Qu'en pensez-vous?




Interlude


Je désire m’excuser auprès de ceux que je connais. Ceux qui ont la chance de recevoir un courriel ou encore, une visite lorsque je reviens chez nous (ou vous) 5 à 6 jours entre deux voyages de 28 jours. Oui, vous avez probablement déjà lu tout ce qui précède ou succède dans vos courriel ou entendu à vive voix.
En fait, j’ai la prétention d’avoir un jour un auditoire plus vaste. Je désire partager avec d'autre le plaisir que j'ai de travailler trois (3) mois par année dans l’artique. Bonne lecture (seconde) à tous.

samedi 1 septembre 2007

Quelques arpents de neige

Voici à quoi ressemble le campement un 1er juillet. En mai, lorsque les premiers travailleurs sont arrivés, il y avait 14 à 18 pieds de neiges par endroit. Le camp au complet a dû être déneigé. On ne voyait presque aucune trace de civilisation, la toiture des bâtiments dont l'accumulation de neige avait été balayée par le vent.

Voici d'ailleurs un exemple.

Vers la fin de juin, il ne restait que les quelques amas qui n'avait pas été nettoyés. Dans l'arctique comme dans le sud, il y a quatre saisons, juin, juillet, août et l'hivers.

Ma première impression fut celle d'un amateur de ski. Il y a des dizaines de monts inexplorés, des centaines de descentes dans des pentes de neige poudreuse à souhait. Sauf qu'il y a aussi la distance, les remontés, l'isolement, les crevasses, les avalanches.
Il y a aussi les ours polaires. Tout blanc, tout douillet, on pourrait croire que c'est des toutous ou nounours que l'on retrouve dans la chambre d'un enfant. Tout le contraire. L'ours polaire, et vous verrez plus tard des photos sympathiques, sont avant tout des carnivores en quête de nourriture. Lorsque vous voyez un ours, ce n'est pas la curiosité qui le motive. Il est la bête, vous êtes la proie.
N'est-ce pas qu'ils sont mignons?