J’ai entendu que le chemin parcouru pour atteindre un objectif était souvent plus intéressant que le but recherché. Ça se peut que j’aie mal cité. Mais vous allez comprendre.
Ici, (le casque blanc) c'est moi en Nouvelle Écosse, juillet 2000. Un beau petit projet d'enfouissement de fibre optique. Cette journée là, nous procédions à une opération communément appelée "Jetting". L'injection à l'aide d'air comprimé d'un câble contenant 144 brins de fibre optique. Les récentes technologies permettent de transmettre un peu plus de 1 000 000 communications différentes par seconde. La Nouvelle-Écosse en juillet, c'est mieux que le paradis.
Ici, c'est les Plaines Lebreton (Ottawa) été 2003. Nous avions démoli une artère de 4 voies et procédions à l'aménagement d'un réseau d'égout sanitaire, pluvial et d'aqueduc. Le pont sur lequel la photo a été prise fut démoli deux mois plus tard. J'ai une vidéo du pont qui tombe par un beau soir de juillet. Je me suis fait une note.

Ici, c'est le déversoir du ruisseau Lemay, à l'embouchure du parc de la Gatineau, derrière l'École Philemon Wright. L'école est à sa deuxième année dans un circuit de football secondaire. Il parait qu'ils sont bons cette année.
Le déversoir a été construit pour résister à une pluie déca millénaire. C'est beaucoup d'année, et surtout, beaucoup d'argent. Si vous passez par-là, dites-vous qu'avec le temps, la végétation va pousser et cacher cette horreur.

Enfin, après toutes ces années à voyager et à vivre la pluie et le beau temps sur des gros projets, je me suis retrouvé ici, dans un cubicule bruyant, à l'intérieur d'une boîte stérile à surbir un isolement total. Surtout, à marques du crayon du papier sans-nom pour des travaux sans-raison. Ce qui m'a fait tenir le coup, c'est que j'avais des collègues sympa et que la job était tout près de la maison.
Mais les espaces clos, ce n'était pas pour moi.
Me voilà donc résident temporaire du Nunavut.
Qu'en pensez-vous?
